L’Ethiopie a été longtemps présentée comme le berceau de l’humanité. Pays de la corne de l’Afrique, il compte bien être l’un des précurseurs de cette Afrique ayant les pieds dans la tradition et la tête dans le futur. C’est le rêve de quelques étudiants éthiopiens dont Getnet Assefa, passionnés de robotique.

Getnet Assefa-co-createur-d-icog-labs

Getnet Assefa a 28 ans, diplômé en informatique de l’université d’Addis Abeba, il est en quelque sorte le meneur de cette armée de passionnés de robotique. Et son armée, il dit d’elle qu’elle est aussi compétente que celles qui sont présentées aux yeux de tous comme des génies : « Nos programmeurs ont les mêmes compétences que les Chinois, les Américains et les Européens ». En homme averti, ce visionnaire a réuni son équipe au sein d’un laboratoire de recherche dénommé « iCog Labs » ( il en est le co-fondateur). Au sein de ce laboratoire, son équipe effectue de travaux pour des clients étrangers. L’exemple de Hanson Robotics est peut-être la plus belle collaboration. En effet, ils collaborent sur le développement d’un humanoïde dénommé « Han ». Entre autre, ils développent les « logiciels de reconnaissance d’images, d’émotions et de gestes humains et de classification d’objets divers pour perfectionner l’intelligence des robots ».

iCog Labs

Les difficultés, Getnet Assefa et son équipe en rencontrèrent beaucoup. Il évoque notamment «  le manque d’infrastructures, la connexion Internet erratique et les coupures fréquentes d’électricité ». Conscients des difficultés auxquelles doit faire face l’Ethiopie, ces jeunes passionnés comptent utiliser l’intelligence artificielle, perçue par certaines personnes comme une science trop futuriste donc inutile, pour apporter des solutions : « L’intelligence artificielle peut sembler loin des réalités africaines. Mais si vous l’utilisez dans le quotidien, elle peut améliorer les conditions de vie des êtres humains », rapporte sur le portail du journal le monde.

Pour ces rêveurs que les nombreuses difficultés du quotidien n’ont jusque-là pas réussi à stopper, l’Afrique a pris déjà trop de retard sur les pays occidentaux et Asiatiques. Pour rejoindre le peloton de tête, il leur est indispensable de « sauter » les étapes. C’est en ce moment-là que l’intelligence artificielle se montre indispensable, soutiennent-ils.