Les problèmes du quotidien ne sont souvent que des opportunités offertes pour commencer une affaire. En tant qu’entrepreneur, il faut avoir un esprit assez vif et un sens de l’observation poussé pour les saisir. C’est le cas de Henry Nakarundi, créateur de la société Ared (African Renewable Energy Distributor) qui offre des services de rechargement de batterie de téléphones portables dans les rues de Kigali.

Des stations de rechargement à Kigali

Dans plusieurs pays africains, il est encore difficile d’avoir accès à l’électricité pour une certaine partie des populations. Pourtant, le téléphone portable est plus accessible que jamais. Il fallait donc trouver une solution pour permettre à ceux-ci de recharger les batteries de leurs téléphones. Henry Nakarundi, créateur de la société Ared (African Renewable Energy Distributor) explique que c’est lors de ses vacances au Rwanda (il était alors étudiant aux Etats-Unis) qu’il réalise les difficultés auxquelles les populations sont consacrées. C’est ainsi que cette idée nait dans son esprit. Depuis le premier trimestre 2015, des cabines de rechargement ont fait leur apparition dans les rues de Kigali.

 

Seize prises et de l’énergie solaire

Chaque machine est équipée de seize prises électriques alimentées via des panneaux solaires qui surplombent la machine. Grace à cette source d’énergie, l’on peut imaginer aisément toutes les possibilités offertes. Certaines ont été installées dans des zones de forte affluence telles que les marchés, mais aussi dans des villages qui ne sont pas connectés au réseau électrique. Pour assurer leur bon fonctionnement, des agents sont commis à ce service contre un montant forfaitaire de la part des utilisateurs à chaque rechargement.

Pour Henry Nakarundi, cette solution est une réponse à un problème bien réel auquel les populations sont confrontés et même bien plus : « Je voulais revenir en Afrique avec un projet de développement durable, explique le créateur. Cette machine n’est pas seulement une réponse technologique à un problème d’alimentation électrique. Il s’agissait d’imaginer une activité permettant à des personnes de devenir entrepreneurs. »

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Une solution adaptée à l’Afrique ?

Pour l’heure, seul le service de rechargement des batteries est mis en œuvre mais les ambitions de l’entrepreneur ne s’arrêtent pas là : « Ces machines doivent, à terme, devenir des emplacements multi-usages où les consommateurs pourront tout autant recharger leurs téléphones que créditer leurs porte-monnaie électroniques, réaliser des transferts d’argent par téléphone portable qu’avoir accès au Wi-Fi.»

Il faut préciser que le service a été aussi déployé au Burundi en phase de test. Si tout se passe bien l’on pourrait voir la firme tendre ses branches dans d’autres pays africains.

Ared